Renouez avec la biodiversite - CPIE Bocage de l'Avesnois

Les plantes invasives

Les espèces exotiques envahissantes, animales ou végétales, ont été introduites dans les milieux naturels volontairement ou par hasard par l’homme. Outre leur caractère très envahissant, elle impactent fortement le milieu car elles contribuent non seulement à la perte en biodiversité mais également à la banalisation des paysages. L’impact économique lié à leur gestion est également non négligeable. Leur présence n’épargne aucune zone dans le monde et leur éradication complète n’est plus envisageable.

Cependant, certains modes de gestion  permettent de réguler les principales populations.
Le CPIE Bocage de l’Avesnois lance un recensement de certaines plantes invasives afin de mettre en place des actions concrètes en faveur de la biodiversité locale et il a besoin de votre aide.

L’enquête porte sur quatre plantes :
– La balsamine de l’Himalaya,
– L’ambroisie,
– La renouée du Japon,
– Le buddleia encore appelé arbre à papillon.

Retrouvez ces plantes en téléchargeant le  

 pour avoir le descriptif des plantes sur le terrain.

Pourquoi inventorier les espèces invasives ?
Le CPIE Bocage de l’Avesnois recense les espèces exotiques envahissantes pour mettre en place des actions de protection de l’environnement.

En effet, des chantiers seront proposés. Ils seront ouverts aux employés communaux, aux associations locales (randonneurs, pêche…) et aux habitants. Ils leur permettront de mieux comprendre la problématique des espèces invasives et surtout d’apprendre à limiter leur progression.

Comment participer ?
En cas d’observation d’une station de plantes invasives, nous vous invitons à noter :

  1. l’emplacement :
    1. commune, lieu-dit,
    2. adresse précise lorsque cela est possible avec numéro d’habitation proche,
    3. coordonnées GPS si possible,
    4. l’espèce rencontrée,
    5. la superficie couverte par la plante.
  2. Contactez le 03 27 53 04 04 pour transmettre votre donnée ou envoyez un message à biodiversite@cpie-avesnois.eu.

La transmission d’une photo peut s’avérer utile si vous doutez de l’identification de la plante.

  1. N’oubliez pas de nous laisser vos coordonnées. Elles nous permettront de vous transmettre les résultats de l’enquête.

Quelles plantes recenser ?

  • La Renouée du Japon (Fallopia japonica)

Cette plante vigoureuse peut atteindre 1 à 3 mètres de haut. Fallopia-japonica(Staude)Elle possède des tiges creuses dressées, rougeâtres, semblables à des cannes de bambou. Sa croissance est très rapide au printemps. Les tiges aériennes se dessèchent en fin de saison. Seuls les rhizomes persistent. Ses feuilles sont alternes, les inférieures, de 15 à 20 cm de long, sont ovales ou triangulaires.

Les fleurs blanches apparaissant en septembre-octobre sont réunies à l’aisselle des feuilles. En France, les graines sont peu fertiles et la reproduction se fait surtout par multiplication végétative par l’intermédiaire des rhizomes. Le moindre fragment de rhizomes ou de tige est capable de bouturer. Il est donc important de ne pas disperser de morceaux.

  • La balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera)

Balsamine himalayaIl s’agit d’une plante herbacée annuelle, vigoureuse qui peut atteindre 2 mètres de haut.
Ses feuilles sont dentées, disposées sur la tige par deux ou plus au même niveau. Ses fleurs roses, rouges ou pourpres sont longues de 2,5 à 4 cm en grappes lâches avec un éperon court. Elle fleurit de juillet à octobre.

Les graines sont contenues dans des capsules allongées qui éclatent au moindre contact, projetant les graines jusqu’à une distance de plus de 2 mètres.

Introduite comme plante ornementale et mellifère, elle pousse désormais naturellement dans de nombreux endroits. Elle se répand principalement le long des cours d’eau et aime les lisières ou les zones ombragées ainsi que les sols frais.

  • Le Buddléia ou arbre aux papillons (Buddleja davidii)

Cet arbuste de 2 à 5 m de haut possède des tiges anguleuses. Il a une

durée de vie assez courte. Ses feuilles sont caduques, dentées, vertes ou grisâtes, lancéolées, de 10 à 30 cm de long. Leur revers est duveteux.
Ses fleurs sont groupées à l’extrémité des tiges en épis de 10 à 75 cm de long. Elles sont de couleur lilas pâle à violet au centre orangé. La floraison s’étale de fin juin à début octobre. Le fruit est une capsule brune de 5 à 9 mm de long.

Il colonise très facilement les terrains secs, les friches, les talus, les bâtiments en ruine, les abords des voies ferrées et des autoroutes, les berges des rivières, voire les murs et les trottoirs. Il se rencontre sur des sols drainés pauvres en matière organique et ensoleillés.

  • L’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia)

Ambroisie 2C’est une plante qui peut être facilement confondue avec l’Armoise (Artemisia vulgaris), très commune en Avesnois.

L’Ambroisie peut atteindre 80 cm à 1 m de haut. Sa tige est couverte de poils blancs. Ses feuilles sont découpées et d’un vert vif sur les deux faces. Ses fleurs apparaissent en juillet – août.
À la fin de l’été, les pollens d’ambroisie peuvent provoquer des allergies gênantes et parfois graves :

Rhinite : nez qui coule, éternuement, maux de tête ;
Conjonctivite : yeux rouges, larmoyants, démangeaisons ;
Trachéite : toux sèche ;
Asthme : essoufflement, sifflement, toux ;
Urticaire ou eczéma (plus rare) : plaques rouges, boutons, démangeaisons.

Pour éviter ces problèmes de santé, il convient de couper la plante avant qu’elle ne fleurisse.
L’Ambroisie s’installe, au début du printemps, dans toutes les terres dénudées, en particulier les terres agricoles préparées pour les semis. Elle préfère les endroits chauds et les terres riches.

Retrouvez toutes les informations sur l’Ambroisie et des critères de reconnaissance plus précis sur http://www.ambroisie.info/

  • La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)

C’est une plante herbacée pouvant atteindre 4 à 5 mètres de haut. Berce Ses feuilles peuvent mesurer 3 mètres. Sa tige de 10 cm de diamètre est teintée de pourpre. Ses fleurs sont regroupées en ombelle d’environ 50 cm de diamètre.
Cette plante se plaît en terrain humide, notamment le long des cours d’eau.

La berce du Caucase produit une toxine présente dans la sève. Au contact de la peau et en cas d’exposition à la lumière, elle provoque des inflammations et des brûlures. Les cloques provoquées peuvent atteindre la taille d’une pomme de terre. Les séquelles n’apparaissent qu’après plusieurs heures et peuvent persister durant des années.

En cas de contact avec la peau, il faut éponger sans frotter la zone touchée le plus rapidement possible et faire attention de ne pas étendre la zone de contact. Puis il est nécessaire de laver au savon, et de rincer abondamment à l’eau l’endroit atteint. Ensuite, il faut éviter l’exposition de la zone touchée à la lumière durant plus de 48 h, le temps de la disparition de l’effet photo sensibilisateur. Si les yeux sont atteints, les rincer abondamment à l’eau claire puis porter des lunettes de soleil et consulter un médecin immédiatement. En cas de contact important, ou si un enfant est atteint, consulter sans tarder un médecin.

Pour aller plus loin…

http://future.arte.tv/fr/les-plantes-invasives

http://www.cbnbl.org/nos-actions/mieux-connaitre-la-flore-et-les/plantes-exotiques-envahissantes/